La vie...
Faut il aimer ?
As t-on le droit de souffrir par manque de maturité des autres ?
As t-on le droit de se dire que tout est fini?
As t-on le droit de désespérer chaque jour
As t-on vraiment envi de partir loin de ses amis ?
As t-on vraiment envi de se renfermer ?
As t-on vraiment envi de se cacher
As t-on la vie devant nous ?
As t-on la mort près de nous
As t-on le sentiment d'existerAs t-on le goût du jour ?
As t-on vraiment peur des souvenirs ?
As t-on vraiment peur des moments de joies vécu ?
As t-on vraiment peur des moments de peines vécu ?
As t-on simplement l'idée que nous sommes en vie...
As t-on simplement l'idée que d'autres ne l'on pas
Aurais-je la force un jour de choisir,
De pouvoir être bien
De ne plus souffrir
De me lever le matin
Sans vouloir mourir,
De vivre pleinement ma journée,Sans douter une seule fois de ma présence
Dans ce monde incompréhensible
Que de malheur et de souffrances
Jusqu'a ce que je me décide
De m'ouvrir les poignets
Pour voir défiler ma vie
Voir couler ce sang,
Remplit de souffrance
Et enfin partir
Rentrer dans ce monde
Sans lumière,
Sans mortifications
Que du noir.
Ne plus rien ressentir
Dormir que dormir.
J'écoute de douces musiques
Et admire les astres
Petits rêves sur un fond de ciel noir
Et j'entoure mon coeur de sombres voilages
Mon âme a la couleur de la démoralisation.
Je chante la tristesse et la mort
Pleure ma vie, mes désirs abandonnés
Qui, enfuis au fond de moi, m'emprisonnent et me mettent à nue
Et pour m'en libérer, je leur jette des sorts.
Je ne suis qu'une âme abandonnée
Un spectre errant au fil du temps
Un disparu que l'on aurait torturé
La nuit, je hante vos paisibles habitations
A la recherche de tout et de rien
Mais fatigué et sans plaisir, mon corps se meurt
Je ne serai plus parmis vous au petit matin.
La mort vient de passer.
Elle m'a frôlée,
M'a regardée de ses yeux glacés,
M'a tendue sa main.
Je l'ai regardée, les yeux chagrineux.
Mais avec dégoût, je l'ai repoussée.
Je me suis enfuie
Et je suis resté
Pour vous mes amies !


